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centrale nucléaire - Page 23

  • Incident à la centrale de Gravelines (suite)

    Nous vous avons informés hier d'un incident à la centrale de Gravelines .

    Voici les constats et les conclusions de la FNE sur ce sujet:


    Dans la nuit de samedi à dimanche, un incident grave s’est produit à la centrale nucléaire de Gravelines, dans le département du Nord. Réaction de FNE.

    Autorité de sûreté nucléaire : communication ou information ?

    Un incident nucléaire s’est produit à 3 h 45 dans la nuit de samedi à dimanche à la centrale de Gravelines, dans le département du Nord. Il est asn.jpgsurvenu lors du déchargement du combustible situé au coeur du réacteur n°1, en arrêt pour une opération de maintenance. Un assemblage constitué de 264 « crayons » qui contiennent le combustible nucléaire est resté accroché aux structures internes supérieures au cours des opérations d'enlèvement.

    L’incident n’a été dévoilé que lundi soir par l’Autorité de Sûreté Nucléaire. Sébastien Genest, président de France Nature Environnement, réagit : « L’ASN nous apprend avec plus de 30 heures de retard qu’un accident nucléaire s’est produit sur le site de Gravelines. De plus, l’ASN confond information et communication. Plutôt que des paroles rassurantes et des accidents systématiquement classés de niveau 1, nous préférerions qu’une expertise contradictoire et indépendante des installations nucléaires soit enfin réalisée. »

    Un incident grave et minimisé

    ASN_0006910_b.jpgCet incident technique a ensuite été qualifié par la direction de la centrale de Gravelines, citée par La Voix du Nord, d'« exceptionnel » et de « délicat ». « Cet incident est grave, » explique Jean Séname, membre de la Commission Locale d'Information de la Centrale Nucléaire de Gravelines et président de l’Adelfa. « Déclarer, comme l'a fait le directeur adjoint du CNPE de Gravelines que la chute éventuelle de cet assemblage serait sans incidence réelle sur la sécurité des personnels et de la population n'est que pure supputation. »

    Jean Séname, également membre du directoire du réseau risques industriels de FNE, suit au plus près cet évènement. Il raconte : « Nous avons été prévenu dimanche soir par la centrale. Les représentants de l’Adelfa siégeant du CLI ont demandé en urgence la tenue d’une réunion du bureau de cette instance réglementaire. Ce mardi matin, je me suis rendu sur le site de Gravelines avec une équipe de journalistes. La direction de la centrale a refusé de répondre à leurs questions. Cela en dit long sur l’esprit de transparence qui y règne. »

    La démocratie écologique une fois de plus irradiée

    LOGO_ASN_Quadri-asn-dev.jpg« Le fait que cette information soit diffusée par l’ASN, composée de directeurs juridiquement irresponsables et inamovibles, et non par un ministre responsable devant le Parlement, démontre une fois de plus que le nucléaire n’est pas compatible avec la démocratie », souligne Arnaud Gossement, porte parole de la fédération.

    FNE s’était battue au Parlement contre le vote de la loi du 13 juin 2006, appelée - non sans ironie - « transparence et sécurité nucléaire ». FNE en demande toujours l’abrogation pure et simple, ainsi que la création d’un mécanisme de contrôle citoyen et démocratique de la filière nucléaire.

    Réduire la part du nucléaire, vite !

    Pour France Nature Environnement, cet accident rappelle que l’énergie nucléaire fait peser des risques intolérables sur notre sécurité et notre environnement. FNE déplore que le lobby nucléaire se soit battu pour échapper aux engagements du Grenelle de l’environnement et pour ne pas siéger lors de la table ronde sur les risques industriels organisée en début d’année.

  • Un incident dans une centrale nucléaire

    D'après l'APF, reprise par Metro, un incident s'est produit dimanche à la centrale de Gravelines.

    Va-t-on à nouveau connaître une série d'incidents comme cela s'est passé l'an dernier? On ne peut en être sûr, mais il est évident que le nombre élevé des centrales nucléaires en France multiplie le risque d'incidents.
    Et si un accident sérieux est heureusement plus rare, avec le temps qui passe et le nombre de centrales qui augmente, la probabilité d'une catastrophe n'est pas nulle.
    Qui aurait pu croire qu'un avion moderne pourrait avoir un accident en plein vol ? C'est pourtant arrivé à Airbus, un des avions les plus sûrs.
    Cette tragédie a fait de nombreuses victimes, mais  n'a entrainé que très peu de conséquences  à distance. Qu'en serait-il d'un accident nucléaire?
    Le gouvernement n'est toujours pas clair en ce domaine : nous apprenons cet incident avec un jour de retard. Et il n'existe aucun plan national réellement mis en place en cas d'accident nucléaire. En cas de grippe dans votre entourage, vous pouvez savoir comment réagir, mais en cas d'accident à Chooz ou ailleurs, vous savez ce qu'il faut faire ?

    Voici la nouvelle développée par Metro :

    Un incident, décrit comme "significatif" par l’ASN (Autorité de sûreté nucléaire), s’est produit dimanche à la centrale nucléaire de Gravelines,gravelines-une-des-plus-grand dans le Nord. Cet incident serait toutefois "sans conséquence pour le personnel" de la centrale et n’aurait pas entraîné de rejets dans l'environnement. Selon la préfecture du Nord, il n’y aurait " aucun risque de pollution".

    Incident de niveau 1
    L’accident a eu lieu lors des opérations de déchargement du combustible du réacteur numéro 1 de la centrale. "Un assemblage combustible est resté accroché aux structures internes supérieures au cours de ces opérations alors interrompues, avant l'évacuation du bâtiment réacteur et son isolement", indique l’ASN dans un communiqué.

    L’ASN classe cet incident au niveau 1 de l’échelle INES, numérotée de 0 à 7. EDF travaillerait actuellement "à la préparation des opérations de remise en place de l'assemblage dans sa position normale". Un incident de même nature s’est produit en septembre dernier à la centrale nucléaire exploitée par EDF au Tricastin, dans la Drôme.

  • Chooz A démantelée

    Notre (toujours à la pointe) confrère "L'Union" nous informe des travaux de démantèlement de la centrale de Chooz A . Cette centrale atomique a été une des premières construite en France. Elle a fonctionné de 1967 à 1991, et les travaux de démantèlement ont débuté en 2009 pour la partie proprement nucléaire .

    Il n'y a pas de référence de déconstruction d'une centrale nucléaire, le chantier de Chooz sert donc de test aux méthodes qui pourraient être main.php?g2_view=core.DownloadItem&g2_itemId=225&g2_serialNumber=2utilisées pour la suite .

    On apprend que plus de 40 ans après la service de l'unité ardennaise, il n'existe pas de filière pour les déchets les plus contaminés(cuve du réacteur) . Des dizaines de centrales ont pu être construites depuis celle de Chooz A, sans que le problème du démantelèment soit étudié et résolu . Cela donne une idée du sérieux des arguments donnés par EDF et le lobby pro-nucléaire : pour eux tout va toujours bien, et aucun problème grave ne se pose  .

    C'est vrai quand on ne s'attaque pas aux problèmes, on risque moins de se rendre compte des difficultés réelles ; on verra plus tard est une attitude bien peu responsable .

  • EPR en Finlande : que de problèmes

    Une centrale de type EPR est en construction en Finlande . De gros problèmes de conformité se posent, et le chantier prend beaucoup de retard ;file_345047_2074895.jpg Plus grave, ces anomalies peuvent remettre en cause la fiabilité du bâtiment . Ce sont AREVA et Bouygues qui sont en charge des travaux, ce chantier servant d'image à donner pour nos futurs exportations de technologie (Chine ,...) .

    N'oublions pas que certains souhaitent une telle centrale dans les Ardennes .

    Voici ce qu'en dit Greenpeace

  • incidents à la centrale de Chooz

    D'après le journal "l'Union", des incidents ont eu lieu à la centrale de Chooz ce week-end . Ceci confirme ce que nous avons écrit : des incidents ou accidents sont inévitables ici comme ailleurs . Ils peuvent un jour s'enchaîner pour donner un problème majeur . Notons que cette fois à Chooz, la deuxième tranche a du être stoppée, alors qu'elle servait à alimenter en électricité la première, elle même arrêtée .  Quelle est la probabilité pour qu'une telle succession d'événements se produisent ? Il semble que ces incidents n'auront pas de conséquences, mais il faudra bien faire admettre un jour aux autorités que le nucléaires comporte des risques, que nous ne sommes pas prêts à accepter, car il existe des choix différents (économies d'énergie, développement soutenable, énergies renouvelables ) .ChoozSiteOverviewgraph.jpg

    Les infos de "l'Union"  

    "En effet, les deux réacteurs ont été successivement arrêtés à la suite d'incidents sur des installations non nucléaires.
    En fait, le premier de ces arrêts entrait dans le cadre d'une procédure réglementaire périodique visant à prévenir une perte d'alimentation avec le réseau électrique.
    Dans ce cas, les techniciens doivent procéder à ce que l'on nomme un arrêt de tension. La centrale vit en autarcie. C'est ce qui s'est produit dimanche.
    La tranche 1 concernée par cet essai, a été stoppée et
    « auto alimentée » par la tranche 2.
    Un premier incident s'est alors produit, un
    « aléa » dans le jargon de la centrale, une turbine s'étant mise à vibrer au-delà du seuil autorisé.
    Les techniciens ont donc décidé l'arrêt de la seconde tranche. Une fois ce premier incident résolu, celle-ci a été recouplée hier matin à 10 h 20.
    Parallèlement, une fuite de vapeur au niveau d'une tuyauterie a été découverte dans la nuit de dimanche à lundi sur la tranche 1, au moment du redémarrage du premier réacteur.
    Les équipes d'astreinte sont intervenues dans la journée d'hier pour procéder à la réparation. La tranche 2 devait redémarrer dès la fin des travaux. "

  • Un deuxième EPR : où et pourquoi ?

    Voici un article de "Ouest-France" sur le choix d'un deuxième EPR . Notons que le site de Chooz n'est même pas cité, et que ce journal qui n'est pas dirigé pas des écolos n'est pas enthousiaste devant cette décision .

     

    Niolas Sarkozy le veut. EDF adhère, même si ça coûte une fortune. Plusieurs sites nucléaires peuvent l'accueillir, notamment en Normandie.

    Analyse

    SIGE_epr_20080704_px_470__w_ouestfrance_.jpg« EDF se réjouit de l'annonce du projet d'un futur deuxième réacteur nucléaire de type EPR, en France. EDF est prêt à s'engager. » Le discours présidentiel de mercredi a poussé l'électricien à se positionner... Il n'y a pas si longtemps, pourtant, Suez et EDF, désormais concurrents sur ce créneau, étaient en désaccord sur le besoin de construire une nouvelle centrale.

    Alors que la plupart de ses réacteurs sont amortis, EDF n'était pas enthousiaste pour investir des sommes colossales (3 milliards d'euros la pièce, minimum). S'il n'avait fallu soutenir Areva dans ses projets d'exportation, il n'est pas certain que Bouygues coulerait aujourd'hui du béton à Flamanville (Manche), où se construit le premier réacteur EPR.

    Pour le second, Nicolas Sarkozy évoque la pose d'une première pierre en 2011. Où ? Si les engagements sont respectés, il n'y aura pas de nouveau site. L'EPR numéro 2 s'installera donc près d'une unité existante. Penly (Seine-Maritime), prépositionnée pour accueillir le premier EPR, semble bien placée. Flamanville se porte volontaire, mais risque de manquer d'espace. L'EPR est plus volumineux que les réacteurs actuels. D'autres options sont ouvertes, comme Tricastin (Drôme).

    La présence d'un réseau de transport électrique suffisant sera également déterminante. S'il faut construire une nouvelle ligne très haute tension (400 000 volts), le dossier risque de se corser. Sur le besoin d'un nouveau réacteur, les avis sont très partagés. Seule certitude : le suréquipement en nucléaire ne résoudra pas la crise pétrolière. Sauf à tous rouler en voiture électrique. EDF fournit 80 % de l'électricité, mais le nucléaire ne pèse que 18 % de nos besoins globaux d'énergie.

    Jean-Pierre BUISSON.

  • les Verts 08 : non à l'EPR

    COMMUNIQUE DES VERTS DES ARDENNES :

     

    Les élus qui demandent pour les Ardennes une seconde centrale EPR (Réacteur à Eau Pressurisée Européen) savent-ils ce qu’ils font ?

     

    Tout d’abord on ne peut être que sidéré par la manière. Elle s’apparente à une forme de hold up démocratique puisqu’on apprend que le département est déjà candidat avant même tout débat public local sur le sujet. Sujet qui est important et grave pour l’avenir de notre région. D’autant plus que, dans le même temps, on apprend également que l’ANDRA va prospecter des communes du sud du département pourchooz_b.jpg accueillir des déchets radioactifs !

     

    Il doit être rappelé que les enquêtes d’opinion montrent l’hostilité de la majorité des citoyens à l’EPR.

     

    Le réacteur EPR est un réacteur à fission nucléaire d’une puissance de 1600 MW et qu’il est aussi dangereux voir même plus dangereux que les autres. Il ne présente pas d’amélioration sur le plan du risque d’accident majeur car il nécessite des systèmes de refroidissement alimentés électriquement en permanence. Une défaillance de ces systèmes peut entraîner la fusion du combustible nucléaire, c’est-à-dire l’accident nucléaire majeur.

     

    L’EPR produit des déchets encore plus radioactifs que ceux des centrales de génération antérieure.

     

    Les deux premiers chantiers EPR le premier en Finlande, le second plus récent en France dans la Manche sont marqués par d’incessants problèmes de contrôle qualité. Les problèmes rencontrés sur la qualité des matériaux (béton et aciers) au moment de la construction peuvent avoir des conséquences graves en cas de situation accidentelle.

     

    20030727-epr-danger-peint-sur-la-tour-de-la-centrale-nucleaire.jpgUn nouveau EPR n’apporte rien du point de vue de la « sécurité » énergétique puisque les besoins en électricité de la France n’en nécessitent pas la construction. Nous produisons plus d’électricité que nous n’en consommons ; nous sommes en surcapacité au niveau de notre parc nucléaire. C’est la raison pour laquelle la France exporte tandis que les déchets radioactifs et les risques associés restent nationaux. Nous continuons par ailleurs à surconsommer de l’électricité pour tous les usages et notamment pour le chauffage électrique ruineux pour les consommateurs.

     

    En termes de développement, c’est un gâchis puisqu’un EPR coûte plus de 3 milliards. Cette somme si elle est investit pour les économies d’énergie et les énergies renouvelables permettrait de créer 15 fois plus d’emplois et de contribuer au double de besoins énergétiques. Des études ont montré qu’avec la somme d’argent alloué à un EPR, on peut développer un programme éolien national qui produit deux fois plus d’électricité et cinq fois plus d’emplois.

    Les deux réacteurs de Chooz B n’ont pas empêché le déclin démographique et industriel de notre département.

     

    Par contre on sait où notre département doit produire des efforts s’il veut se redresser durablement : assurer le dynamisme économique par l’activité durable dans le tertiaire, mieux accueillir les jeunes et les seniors, développer des établissements scolaires de qualité, la culture etelectronique-medicale-etudiants-05.jpg l’enseignement supérieur.

     

    Il serait plus judicieux et il est plus impérieux pour notre région de nous porter candidat à accueillir une véritable université dans les Ardennes ou en tous cas mettre tous les moyens pour développer tous azimuts l’enseignement supérieur…